Mon inquiétude face à ma profession d’Agent Immobilier.

Notre nouveau gouvernement, celui en qui, moi je fondais des espoirs dans ma démarche d’installation à mon compte. De bonnes choses étaient annoncées…

Maintenant, le premier bilan que je fais, est négatif et m’inquiète pour l’avenir.

En effet, piqués au vif par la loi Macron, qui pour rappel vient d’encadrer leurs honoraires, les notaires ont entamé des changements. Le gouvernement pousse donc les officiers publics et ministériels à développer leurs activités, et par conséquent vers la transaction. Auparavant ces acteurs incontournables pour leur charge d’authentification d’actes pour le compte de leurs clients; Ou encore leur rôle de conservation des actes, ou bien de conseil juridique dans tant de domaines (famille, immobilier, fiscalité et patrimoine, entreprises, rural …). Parfois, le recours au notaire est obligatoire, et tant mieux.

Conclusion : Depuis 1978, un décret les autorise les notaires à endosser cette casquette (transaction). Sauf que jusqu’ici, cette activité est restée embryonnaire. Seules 2.000 études sur les 5.000 existantes se sont engouffrées sur le créneau et la profession ne réalise à ce jour qu’à peine 3 à 4% des ventes immobilières en France.

Des compétences en « Droit »

Parmi les principaux actes exigeant un notaire, citons l’achat et la vente de biens immobiliers, la donation entre époux au dernier vivant (pour transmettre au conjoint plus que ce que prévoit la loi), la donation-partage à ses descendants, une grande partie des successions, le mariage, si un contrat est souhaité, le divorce par consentement mutuel, si le couple doit se partager de l’immobilier, ou encore le divorce contentieux, si les époux n’ont pu se partager leurs biens durant la procédure judiciaire.

Pour les autres actes, comme le testament, le bail d’habitation, la convention de pacs, les statuts de société civile immobilière (SCI), la reconnaissance de dette, le particulier a la possibilité d’opérer seul (grâce à des modèles) ou en s’adressant à un professionnel. Ce que selon le cas, je vous invite à faire; on ne peut s’inventer juriste. Aux risques de ne pas respecter les formes, et de se voir remettre en question son acte, ou bien pour qu’il est bien tous les effets escomptés.

Le compromis ou acte synallagmatique de vente (PSV)

Je ne l’ai pas cité volontairement, car l’Agent Immobilier est juridiquement compétent pour réaliser cet acte. Rappelons en quelques mots la définition, et l’importance de ce document :

La promesse synallagmatique de vente (PSV) ou compromis de vente est la convention par laquelle les parties donnent leur consentement au contrat définitif de vente, mais prévoient qu’une formalité légale ou conventionnelle supplémentaire devra être accomplie pour que la vente produise ses effets. L’accord de volonté constaté par la promesse synallagmatique donne alors naissance non pas au contrat définitif de vente, mais à une obligation de faire, celle d’accomplir les formalités nécessaires à la formation du contrat définitif.

L’article 1589 du Code civil prévoit que « la promesse synallagmatique de vente vaut vente, lorsqu’il y a consentement réciproque des deux parties sur la chose et sur le prix ».

Une concurrence déloyale :

Alors, pourquoi les notaires développent-ils de nouveaux services transactions ?

Parce qu’il ne serait plus question de ne plus limiter le nombre d’officines notariales sur le territoire, d’où plus de notaires, donc moins de revenus pour eux …

Et les agences immobilières, dans tout ça ??  N’est-ce pas de la concurrence déloyale ? Une succession, un client pour eux, un divorce également….

Et bien, pour les agences qui ne font que de la transaction, et bien l’avenir n’est pas fleurissant… Restera peut-être de la transaction locative pour les quelques bailleurs qui n’ont pas d’ordinateur, et/ou qui sont bien conscients de la complexité juridique liée à leur statut de bailleur.

Restons chacun dans son domaine de compétence, et travaillons ensemble.

Loin de moi, l’idée de travailler seule. Nous avons besoin de travailler avec des professionnels compétents dans leur domaine: des diagnostiqueurs, des artisans du bâtiment, et des notaires. Depuis peu, des informaticiens, et des photographes, pour un meilleur service de commercialisation. Alors, demain je contacte les offices notariales alentours et mets en œuvre un partenariat intelligent.

Ma conclusion

Recherche la bonne attitude, la bonne ambition, la bonne entente… En effet, on doit pouvoir faire de nos clients une priorité sans y perdre notre temps donc notre argent. On doit travailler en partenariat avec un office notarial (ou deux) se faire confiance, et agir dans l’intérêt du client et de nous-même. Je respecte la profession et le savoir de nos officiers ministériels, et j’espère que je trouverai ce même respect avec ceux que je vais rencontrer pour travailler ensemble.